Quelques photos et observations suites à mes visites de fin août.
Le 30 août au soir, je repasse sur une partie du site déjà visité le 28, mais pas complètement explorée.
Il faut dire que la dernière fois, j'étais resté pendant 3 heures sur une toute petite zone (20mx20m), mais j'avais déjà eu tellement à observer et photographier, que je n'avais pas eu le temps d'aller voir ce qui se passait un peu plus haut sur la colline.

J'ai désormais l'œil bien affûté pour repérer une pierre qui me semble "idéale", du coup je ne soulève plus que les pierres dont j'estime répondre aux critères de taille, de forme, d'exposition au soleil, de type de sol sur lequel elle repose, et la façon dont elle est disposée/enfoncée dans le sol. Parfois, mais rarement, on aperçoit aussi de l'extérieur les traces d'excavation ou la "porte d'entrée" du terrier. Ça m'évite d'avoir à soulever de nombreux cailloux...
Cette fois encore, premier cailloux, je vois un beau terrier bien profond, et "une boule de coton" sur le pas de la porte.

Tissu de première mue stade 1 -> 2

On reconnait ce tissu bien blanc, les restes de la mue des pullus sur le dos de la maman, que j'aperçois finalement bien cachée tout au fond du terrier, protégée derrière des racines, à peine visible. Pourtant, à bien y regarder, pas de trace de pullus, seule la femelle qui se retranche dans sa loge, parfaitement en sécurité, à l'abri des prédateurs et des photographes amateurs.
Et c'est là que je l'ai vu débarquer, ce petit attardé, sortant du terrier à découvert, probablement pour la première fois de sa vie.

Pullus (bébés scorpions)

Pullus (bébés scorpions)
Il est vraiment tout petit (1,1 cm), et on voit qu'il commence à peine à prendre ses couleurs orangées, ses tergites ne se sont pas encore assombries. Contrairement aux juvéniles que j'avais vu il y a 2 jours pas bien loin, je pense qu'il en est encore au stade 2, c'est à dire au même stade que les pullus photographiés le 23 juillet, qui étaient encore tout blancs, pas si loin du dos de leur mère.
Je n'ai pas vu ses frères et soeurs, qui ont peut-être déjà dû prendre leur indépendance...
Retour dans le terrier pour celui-ci, qui devra bientôt se trouver sa propre pierre, mais je lui laisse faire son choix tout seul.

Plus loin, ici et là, je découvre encore de nombreux petits individus qui ont déjà choisi leur pierre, parfois 2 spécimens sous une même pierre, et bien souvent sans véritable loge façonnée, ils se sont juste glissés sous un toit de protection.
Ça me donne une impression de logement temporaire. Peut-être que la recherche de la pierre idéale et confortable n'est pas si facile au début, et qu'il faut en essayer plusieurs avant de trouver un logement approprié que l'on souhaitera "aménager" pour se protéger des températures qui vont bientôt baisser.

La dernière fois, j'étais un peu surpris de ne pas trouver de traces de mue, surtout avec tous ces juvéniles observés à différents stades (2,3,4).
Mais cette fois-ci, voilà comment je suis accueilli:

Juste après la mue

Marrant comme il semble me dire: "Et voilà le travail !"
L'éxuvie est parfaitement conservée, à tel point que l'on dirait presque... un fantôme !
Même son ancien propriétaire se fait avoir, il croit voir un ennemi ! A l'attaque !

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Découverte d'un autre spécimen avec son éxuvie au fond de sa loge:

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Et comme à chaque fois, complètement absorbé par mes observations, accroupi devant un petit terrier, je m'aperçois à peine que le soleil commence à se coucher, et qu'il est déjà temps de rentrer.
Sur le chemin du retour, c'est aussi l'occasion de prendre quelques dernières photos, dans la jolie lumière du soir...
Buthus Occitanus, adulte femelle

Buthus Occitanus, adulte mâle

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Allez, cette fois il faut vraiment que je rentre, la nuit est bien tombée et je ne suis pas encore bien équipé pour photographier de nuit.
Bonne nuit les Buthus !